Breaker

Les rendez-vous de suivi post-opératoire

Retour avant-hier à l’hôpital Rothschild pour plusieurs rendez-vous : radio de vérification, retrait du pansement et des fils, rapide audiogramme et quelques échanges sur les symptômes liés à l’intervention.

Je n’ai perçu aucun son à l’audiogramme côté droit, seulement des vibrations… mais ce résultat rejoint ce que je ressens. Je situe désormais plus précisément l’antenne de l’implant sur ma tête. Il paraît que ma cicatrice (qui longe le pavillon de l’oreille) est belle. Hors de question de la mouiller pour l’instant, le shampoing sera pour plus tard. Ma tignasse commence à arborer un aspect hirsute mais je m’efforce de faire abstraction de cette petite préoccupation !

Des questions me viennent sur les détails du déroulement de l’opération. Je ne les aurais pas posées avant l’intervention par crainte de nourrir d’inutiles inquiétudes. Maintenant que l’étape chirurgicale est passée, cette curiosité refait surface.

C’est aussi le moment pour le centre d’implantation de passer commande du processeur auprès du fabricant, Cochlear. Ça sera le Nucleus 7 / CP1000. J’ai profité de ce passage à l’hôpital pour jeter un œil au nuancier et choisir une couleur.

Le point difficile de ces rendez-vous : gérer – avec de minuscules restes auditifs – l’accès à l’information sur place. Un peu plus facile dans le service ORL de l’hôpital où toute l’équipe est habituée à côtoyer des patients sourds mais ailleurs, quelle galère ! Il faut dire qu’après quelques jours à l’abri dans ma bulle ou toujours accompagnée, j’étais confrontée au premier épisode de mon retour autonome à la vie sociale.

En surdité profonde depuis moins d’une semaine, je n’ai pas encore rôdé ma stratégie de compensation. Je me balade partout avec émetteur-récepteur, crayon et petit carnet et annonce d’emblée que je n’entends pas. Malgré cela, la communication paraît de part et d’autre trop laborieuse pour être développée. Les informations s’échangent donc au compte-goutte : uniquement l’indispensable.

Si je me sens un peu désemparée face à tout ce qui m’échappe, cette expérience me fait mesurer encore davantage la place du sonore dans le quotidien. Hormis des obstacles qui restent surmontables, une semaine après l’opération le bilan est positif et le moral au beau fixe !

 

Photo by Andrew Neel on Unsplash

@solene

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