Breaker

Rester connectée, même dans la nature

Rester connectee meme dans la nature - autreoreille.com

Cette année, ma dépendance à la technologie s’est bigrement accentuée. C’est avec curiosité que j’ai récemment testé le camping avec l’implant. Dans ma valise, une multitude d’éléments qui requièrent du courant électrique…

Les batteries de l’implant, gourmand en énergie électrique, se déchargent en une journée environ. J’en ai deux que j’ai rechargées dans la voiture pendant les trajets puis sur une batterie externe. Après épuisement de ces possibilités, je suis passée sur piles. Deux piles tiennent environ trois jours, ce qui me laisse une certaine autonomie énergétique !

Côté entretien, en revanche, il a fallu faire des concessions. Chez moi, je place l’implant chaque soir dans une un boîtier branché sur secteur qui l’assèche pour en préserver l’électronique. Dans la tente, l’implant a dormi dans la boîte en plastique de mon appareil auditif, en compagnie d’une pastille déshydratante. A priori, il n’a pas trop souffert des quelques nuits dans ces conditions moins précautionneuses.

Détail capillaire : je ne peux pas porter l’implant sur des cheveux mouillés. J’ai pu constater, en camping, que les prises proches des lavabos, quand elles existent sont prévues pour des rasoirs électriques et ne permettent pas toujours de faire fonctionner un sèche-cheveux. Qu’importe, après quelques recherches j’ai toujours réussi à brancher mon petit sèche-cheveux de voyage (qui ne quitte plus ma valise), parfois en plein passage.

Contrairement à moi, le processeur n’aime pas l’eau. Mon étonnante panoplie comporte bien un kit de protection spécifique pour la baignade mais pour pouvoir le réutiliser ensuite, il faut le placer après usage dans le fameux boitier déshydratant branché sur secteur. J’ai donc utilisé ce dispositif sans mettre la tête sous l’eau, uniquement pour m’assurer de préserver le petit implant en cas de chute inopinée. Malgré différents systèmes d’attache cumulés, je reste préoccupée à l’idée d’égarer l’implant dans la vase et la végétation des fonds du majestueux lac de Constance.

Converser à la bougie le soir suppose de comprendre ses interlocuteurs presque sans lecture labiale et, en l’occurrence, sans savoir dans quelle langue la phrase suivante sera prononcée (de la même manière que quand vous changez de sujet, il est préférable prévenir une personne malentendante lorsque que vous passez d’une langue à l’autre, faute de quoi elle cherchera le sens de vos propos dans la langue précédente). Avec le mini-mic, mon petit micro déporté connecté à l’implant, je m’en suis relativement bien sortie dans la pénombre.

J’ai trouvé intéressant de confronter à un autre environnement les habitudes qui s’impriment peu à peu dans mon quotidien d’implantée, de jauger la latitude qui subsiste. Les petites contraintes ne me semblent pas trop pesantes, à l’exception peut-être de mon inquiétude à l’idée de le perdre, de le casser et donc, temporairement, de ne plus pouvoir entendre. Rien d’insurmontable cependant…

 

Photo by David Clode on Unsplash

@solene

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